Quels sont les organes les plus touchés lors d’un accident de moto ?

Quels sont les organes les plus touchés lors d’un accident de moto ?

Sur la route, un accident mortel en moto a 20 fois plus de risques de survenir qu’un accident mortel en voiture. Sans carrosserie, les motards sont extrêmement vulnérables et s’exposent à des chocs très violents.

organes les plus touchés

Ces impacts peuvent être catégorisés comme suit :

  • L’impact frontal : la moto bascule autour de l’axe de la roue avant et le motard vient heurter le guidon avec la tête , le thorax , l’abdomen ou le bassin. Des fractures des fémurs possibles si les pieds restent coincés sur les cales pieds.
  • L’Impact transversal : le motard est écrasé entre la moto et l’objet heurté. Le choc est à l’origine de lésions des membres et de l’abdomen.
  • L’éjection : le motocycliste poursuit sa trajectoire jusqu’à ce que sa tête,  ses bras,  sa poitrine, son abdomen ou ses jambes heurtent le sol, un véhicule ou un  rail de sécurité. Les lésions s’observent au point d’impact, mais aussi dans le reste du corps (transfert d’énergie cinétique). Dans cette situation le risque de lésions graves est très élevé, le motard n’étant pratiquement pas protégé.

Statistiquement, voici comment sont réparties les lésions chez les conducteurs de moto survivant à un accident de la route (pourcentage rapporté pour chaque région anatomique au nombre de victimes concernées) :

Membres inférieurs: 65%
Membres supérieurs: 50%
Crâne /visage : 18,5%
Surface cutanée: 10%
Thorax: 9%
Colonne vertébrale: 7%
Abdomen: 5,5%
Cou: 4%

Le total de cette répartition dépasse 100% puisqu’il n’est pas rare qu’une même victime porte plusieurs lésion.

Ce sont les plus jeunes d’entre nous qui sont les plus touchés par les accidents de moto. L’inexpérience mêlée à la fougue des premiers kilomètres ne font pas bon ménage. Ainsi, les accidents mortels en moto surviennent principalement chez les 18/34 ans.
Dans 65% des accidents mortels, ces derniers ont lieu hors agglomération (dont 6% sur autoroute et plus de 50% dans une courbe)

Les blessures entrainant la mort sont majoritairement les conséquences de chocs à la tête (54%) et sur le torse/dos (38%).
Malgré tout, en 2017, 21 motocyclistes tués (dont 2 passagers) ne portaient pas de casque. Un constat inquiétant. Même si l’absence d’équipement n’est pas une cause direct d’accident mortel à moto, c’est bel et bien un facteur aggravant.

L’une des blessures les plus récurrentes est sans conteste la fracture du scaphoïde du poignet. Cet os est une des 8 carpes qui constituent le poignet. Cette fracture est provoquée par une hyper-extension du poignet.
La clavicule est également une zone particulièrement fragile. Lors d’un choc sur l’épaule, la pression exercée peut faire casser cet os qui relie le sternum à l’omoplate. Le risque est d’autant plus important lorsque le casque vient buter contre la clavicule. Ce type de fracture est très fréquent en tout terrain et sur circuit, c’est pourquoi les systèmes airbag de piste visent principalement à protéger cette région du corps.
La zone du rachis cervical (nuque) est particulièrement exposée notamment à cause du manque d’équipement. Protéger cette zone n’est pas chose aisée car la mobilité du cou est très importante à moto. Par ailleurs, entre le casque et la protection dorsale, toute la zone est ouverte aux chocs. Cette partie étant très mobile, tout choc peut entrainer un mouvement violent de la tête et causer des lésions aux cervicales. Les dégâts peuvent aller de la simple entorse sans trouble neurologique à la paralysie complète.

Les risques de brûlure

Les vêtements légers en coton comme les t-shirts, les shorts et les jeans classiques sont à proscrire en moto car ils n’offrent pas une résistance à l’abrasion suffisante en cas de glissade. Le manque de protection peut entrainer des brulures au deuxième degré causées par le frottement de la peau sur le bitume. Les glissades sont très fréquentes lors des chutes en 2-roues, il est donc primordial de s’équiper correctement pour se protéger de ces lésions.
Gants, blouson, pantalon, bottes et casques sont indispensables !

Point sur les différents dégrés de brûlure :

  • 1er degré : l’épiderme est rouge vif et douloureux mais ne présente aucune cloque. Ce type de brûlure se résorbe généralement en une semaine. Le processus peut être accéléré par l’utilisation de produits hydratants.
  • 2ème degré : Ce type de brûlure est caractérisé par l’apparition de cloque suite à la destruction de l’épiderme. Les brûlures de 2ème degré peuvent être “superficielles” ou “profondes” lorsque le derme est touché. Le 2ème degré superficiel se résorbe de lui-même avec le temps tandis que le 2ème degré profond nécessite une greffe de peau.
  • 3ème degré : Niveau le plus grave de brûlure où la totalité du derme et de l’épiderme sont détruits. La greffe de peau est alors indispensable car la cicatrisation est impossible. La peau est marron et la zone touchée insensible.

Les blessures ne sont pas les mêmes selon la pratique

Les accidents de moto occasionnent des lésions différentes selon qu’ils interviennent sur la route, sur circuit ou en tout terrain.

Sur piste ou circuit, les accidents découlent souvent d’une perte de contrôle du véhicule. Les blessures sont principalement liées aux glissades et les lésions moins importantes du fait de l’absence d’obstacle.
En tout-terrain, les accidents occasionnent plus de blessures liées à l’impact (fractures, luxations, entorses) qu’à la glissade. En rallye ou en enduro, les pilotes rencontrent de nombreux obstacles comme des arbres, des roches, des trous … En cross on doit également tenir compte des sauts qui viennent ajouter une dimension verticale aux chutes. Ainsi, l’équipement est bien différent et tient compte des spécificités de l’offroad.
Sur route, tous les facteurs sont combinés du fait des multiples obstacles présents : barrières, rembardes, asphalte, autres usagers, piétons, plaques d’égouts, lignes blanches, trottoirs, nids de poule, dos d’âne, vitesse … La diversité des dangers implique de devoir s’équiper efficacement contre l’abrasion et l’impact.

Sources : sécurité routière, le Repaire des Motards

Partager & commenter

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

sécurité routière : l'année 2018 est la moins meurtière de l'histoire.Motard débutant, comment choisir son équipement moto ?